Aujourd’hui, on ne peut plus dire que l’œnotourisme est une nouveauté. Elle a en effet été importée en France depuis les Etats-Unis dans les années 70-80, puis s’est étendue à toute l’Europe. Pourtant, en Suisse, l’intérêt pour cette forme de voyage ne s’est développé que très récemment, d’où un important retard face aux pays voisins.

Alors que la consommation globale de vins est en baisse et que les amateurs de vins se tournent volontiers vers des crus étrangers et ce malgré la Covid-19 qui a développé le goût du local, l’offre oenotouristique peine à se développer en Suisse. Si l’intérêt du consommateur est vraisemblable pour ce genre d’expérience, les business model dans les secteurs concernés ; hôtellerie, restauration, viticulture et produits du terroir ont du mal à naître sous des formes rentables.

Au niveau institutionnel, des projets se développent depuis quelques années. Par exemple “Vaud œnotourisme” dans le canton de Vaud, la “charte œnotourisme” en Valais, l’inscription de Lausanne au réseau “Great Wine capitals” ou plus récemment le projet national “Swiss Wine Tour” (1) qui a démarré avec un montant de 1’715’000 francs. Ces projets ont tous pour objectifs la mise sur pied de standard de qualité, le soutien, l’aide, la promotion ou l'accompagnement des projets privés.

Alors si l’œnotourisme représente aujourd’hui 20% du chiffre d'affaires (2) de certains acteurs précurseurs, qu'est ce qui freine son développement?

(1) https://swisswine.ch/fr/actualite/lancement-du-projet-national-swiss-wine-tour

(2) https://www.bilan.ch/vin-gastronomie/le-tourisme-viticole-continue-son-essor

La culture du tout offert, un paradoxe vigneron. Historiquement, les dégustations et les caves ouvertes chez les vigneron-nes en Suisse sont gratuites ou plutôt offertes. Le- la vigneron-ne, charmant-e, développe son image conviviale, accueillante et chaleureuse en vous accueillant chez lui-elle, parfois à sa table avec mari ou femme et enfants. Seulement voilà, quand les vins se vendent trop bien les portes restent fermées et quand les vins ne se vendent plus, ces dégustations deviennent une charge trop importante, dont les coûts sont rarement inclus dans le coût de revient du vin.

En parallèle, les modes de consommation changent. Les jeunes consommateurs n’ont pas d’espace pour stocker du vin, achètent leur vin au supermarché, boivent moins à cause du 0.5‰ et se soucient de leur santé. Ils ne rêvent plus de collectionner les vins mais d’en profiter! de vivre une expérience inoubliable.

Une relation commerciale simple permettrait d'assouvir ces nouveaux besoins de part et d’autre. Le vendeur de vins pourra se détendre car le temps investi ne serait pas perdu.. Et le client pourrait, en payant sa prestation, être assuré d’accéder à celle-ci.

L’œnotourisme pourrait donc être bénéfique pour tout le monde !

Comment le mettre en place ?

Les possibilités sont nombreuses. Du plus classique, visite de cave accompagnée d’une dégustation au plus original, escape game dans une cave ou balade en tuk-tuk dans le vignoble, le choix d’activités est très large et varié. Afin de faire son choix, il faut prendre en compte l’infrastructure à disposition, les investissements possibles,  le temps à consacrer, le marché potentiel, les attentes du consommateur et le prix qu’ils sont prêts à payer pour cela.

Comment se démarquer ?

Une grande partie de l’offre oenotouristique actuelle en Suisse se résume à des visites de vignobles/caves accompagnées de dégustations de vins et produits du terroir, ces dernières étant le type d’activités le moins contraignant pour les vignerons, en termes de temps ou d’argent. Outre le fait que cette offre ne permet absolument pas de se démarquer, les dégustations sont sans doute les activités plus difficiles à rentabiliser car ce sont justement celles-ci qui sont offertes depuis toujours.

Il est donc nécessaire d’ouvrir son esprit et de laisser insuffler le vent nouveau de la créativité dans les domaines viticoles en ayant à l’esprit rentabilité et plaisir.

Ensuite, la fée communication n’a plus qu’à faire son travail. Les touristes préparent leur voyage et se renseignent via le web : site internet, réseaux sociaux, moteurs de recherche, les moyens pour séduire les clients potentiels sont nombreux. Sous-traiter ces aspects peut diminuer la charge de travail du vigneron et permet d’atteindre la rentabilité plus rapidement.

Nous l'avons testé pour vous!

Inspirez-vous de projets novateurs, avec l’agence de voyage spécialisée dans le monde du vin “Millésime privé » qui propose des packages découverte du terroir bordelais.

Lors de notre voyage nous avons découvert le vignoble bordelais sous toutes les coutures. Cela nous a permis d’apprécier la richesse du vignoble bordelais et nous a donné envie d’y retourner !

https://www.millesimeprive.com/fr/

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