Si de nombreux domaines viticoles rencontrent le succès, c’est qu’ils ont su trouver le parfait équilibre entre leur terroir, le climat, le cépage, leur savoir-faire, l’emballage et le prix de leur vin. Ils ont ainsi pu trouver le client qui l’apprécie, l’achète et le recommande auprès de ses amis.

Certains de ces paramètres évoluent peu, comme le terroir alors que d’autres paramètres comme « le » goût du consommateur ou les tendances d’emballage sont plus difficiles à suivre. Ainsi les domaines petits et grands sont sans cesse amenés à se renouveler tout en conservant ce qui fait d’eux leur identité : leur histoire et leur terroir.

La création d’un vin nécessite du temps et de la patience. Elle exige plusieurs étapes et plusieurs métiers que l’on peut résumer ainsi :

Connaitre son terroir et son climat pour y cultiver le cépage idéal. En général, ce savoir se transmet de génération en génération. L’observation par le vigneron est essentielle pour cette étape. Le terroir est composé de l’ensemble des facteurs de l’écosystème de la vigne, il comprend notamment le climat, l’exposition et la nature du sol.

Un vin ambitieux qui a trouvé son public

Avoir la vision du vin que l’on peut ou veut faire avec cette matière première. Cette étape nécessite une sensibilité permettant de trouver l’équilibre entre le potentiel de la matière première et les attentes de l’épicurien. Cela nécessite également une mémoire des goûts et une grande curiosité pour les vins produits à travers le monde. Il faut avoir la capacité d’imaginer un goût, comme un architecte imagine son bâtiment avant d’en confier le dessin et la construction.

Activer le savoir-faire du vigneron, du maître de chais et/ou l’œnologue consultant pour tendre vers cette vision. A cette étape, il peut être dangereux ou décrié de laisser le consultant avoir la vision du vin que l’on veut faire. Le risque peut être une standardisation des goûts comme cela a pu se voir dans certaines grandes régions viticoles françaises. La technique est néanmoins un aspect très important de la définition d’un vin. La fabrication de ce dernier est un procédé naturel qui ne requiert que peu d’intervention humaine, mais chaque vigneron a recours à différentes techniques, qui va faire de son vin, un vin unique.

Utiliser les disciplines du marketing pour choisir l’emballage et le prix et aller à la rencontre du potentiel client. Si aujourd’hui, faire un bon vin est essentiel pour le vendre, cela ne suffit plus. En effet, la qualité perçue par le client est primordiale et elle passe par la mise en place d’actions marketing. Cela commence par le choix de la bouteille. Même si cette dernière a d’abord une utilité logistique de transport et conservation du vin, elle est aussi un premier reflet de la « promesse » que le produit présente au client.  La forme, le fond, la couleur ou encore le format sont des éléments clés qui vont attirer l’œil du client. Vient ensuite l’étiquette, un véritable outil de communication : Les signes, le couleurs et les typographies sont perçus différemment selon les types de client. Le bouchon dépend également comme les autres éléments de la définition d’un vin au niveau marketing. Le bruit d’une bouteille qu’on ouvre fait partie d’une tradition culturelle, et est plus ou moins indispensable selon la clientèle visée. Enfin, il est important que la conception du suremballage (coffret, caisse…) soit intégrée au processus de définition du vin, car l’emballage est vecteur d’image pour le vin comme pour le vigneron.

Le marketing suit le vin tout au long de son parcours, de la conception jusqu’au client. Il y a un travail conséquent à fournir de nos jours sur ce plan, le consommateur étant toujours de plus en plus placé au centre de toutes les entreprises.